Efforts du Congrès américain : les lois proposées pour lutter contre les pénuries de médicaments
févr., 12 2026
En 2025, les États-Unis font face à l’une des pires crises de pénurie de médicaments de leur histoire. Plus de 287 médicaments étaient en rupture de stock à la fin du troisième trimestre, dont près de la moitié - soit 135 - considérés comme critiques : des traitements pour les cancers, les crises cardiaques, les infections sévères ou les urgences médicales. Ces ruptures ne sont pas des accidents. Elles sont le résultat d’un système brisé, où les fabricants ne sont pas obligés d’avertir avant qu’un médicament ne disparaisse des étagères des hôpitaux. Et c’est là que le Congrès américain a essayé d’intervenir.
La loi S.2665 : une obligation de prévenir
Le 1er août 2025, le sénateur Amy Klobuchar a déposé le Drug Shortage Prevention Act of 2025 (S.2665). Son objectif est simple : forcer les fabricants de médicaments à signaler dès qu’ils prévoient une augmentation de la demande ou un risque de rupture. Pas après coup. Pas quand les hôpitaux sont déjà à court. Mais avant.
La loi ne crée pas de nouveaux programmes ni de nouveaux fonds. Elle modifie simplement la Federal Food, Drug, and Cosmetic Act, la loi de base qui régit la FDA. Elle demande aux entreprises de transmettre des informations précises : quel médicament est concerné, combien de stock reste, combien de temps cela va durer, et pourquoi. Ces données iraient directement dans le portail de la FDA, déjà existant, mais qui, depuis le début du shutdown, ne fonctionne plus correctement.
Le problème ? La loi est bloquée. Depuis son introduction, elle est restée dans le comité sénatorial de la Santé, de l’Éducation et du Travail. Aucun vote. Aucune audition publique. Aucune modification. Rien. Pourquoi ? Parce que le gouvernement fédéral est fermé depuis le 1er octobre 2025 - la plus longue interruption de l’histoire américaine. Plus de 800 000 employés fédéraux, dont des centaines de responsables de la FDA, sont en arrêt non payé. Personne ne peut traiter les rapports, vérifier les données, ou même répondre aux appels des hôpitaux.
La loi H.R.1160 : un mystère législatif
Parallèlement, la Chambre des représentants a proposé une autre loi : le Health Care Provider Shortage Minimization Act of 2025 (H.R.1160). Son titre suggère qu’elle vise à réduire la pénurie de professionnels de santé. Mais là où S.2665 a au moins un texte public, H.R.1160 est un trou noir.
Sur le site officiel du Congrès, on ne trouve que le titre. Aucune explication. Aucun auteur identifié. Aucun comité assigné. Aucune trace de rédaction. Les bases de données législatives comme LegiScan ne révèlent rien d’autre. Est-ce une erreur ? Un projet abandonné avant même d’être écrit ? Ou un simple signal politique pour dire « on fait quelque chose » sans vraiment le faire ?
Les experts en santé publique le disent : sans texte, il n’y a pas de débat. Sans débat, il n’y a pas de réforme. H.R.1160 est une promesse vide. Et dans un contexte où 98 % des hôpitaux ont connu au moins une rupture critique de médicament au troisième trimestre 2025, une promesse vide ne sauve pas de vies.
Les chiffres qui parlent plus que les lois
Les données ne mentent pas. Selon les statistiques de la FDA, 63 % des ruptures de médicaments sont causées par des retards de fabrication - souvent parce qu’un seul site produit un médicament vital, et que ce site connaît un problème technique, un contrôle sanitaire, ou une pénurie de matières premières. La loi S.2665 tente de résoudre ce problème en obligeant les entreprises à parler plus tôt. Mais elle ne change rien à la concentration de la production : 80 % des génériques essentiels sont fabriqués en Asie. Et la FDA ne peut pas inspecter les usines à l’étranger aussi souvent qu’elle le devrait.
Par ailleurs, 122 millions d’Américains vivent dans des zones où il n’y a pas assez de médecins généralistes. C’est ce que la loi H.R.1160 prétend régler. Mais sans précision sur les mesures concrètes - bourses ? formations accélérées ? incitations géographiques ? - on ne peut pas dire si elle est sérieuse. Ce que l’on sait, c’est que l’Association américaine des médecins prévoit une pénurie de 124 000 médecins d’ici 2034. Si cette loi ne contient pas de solution réelle, elle n’est qu’un numéro de plus dans un système qui en accumule.
Le shutdown : l’obstacle invisible
Le plus grand ennemi de ces deux lois, ce n’est pas l’opposition politique. C’est le shutdown. Depuis octobre 2025, la FDA ne peut plus mettre à jour son portail des ruptures. Les inspections des usines sont suspendues. Les équipes qui vérifient les demandes de production d’urgence ne sont plus payées. Les laboratoires qui testent la qualité des médicaments sont à l’arrêt.
La loi S.2665 exigerait 45 millions de dollars par an pour fonctionner. Dans un contexte où le déficit fédéral dépasse 1,7 billion de dollars et que le Congrès a récemment coupé 1,1 milliard de dollars dans les médias publics, ces 45 millions sont une goutte d’eau. Mais personne ne veut les dépenser. Pas quand on peut couper des subventions à l’étranger.
Le 10 novembre 2025, les républicains du Sénat ont proposé une résolution pour prolonger le financement du gouvernement jusqu’au 30 janvier 2026. Aucune mention des pénuries de médicaments. Aucune clause pour relancer la FDA. Aucun effort pour faire avancer S.2665 ou H.R.1160. Le silence est parlant.
Les hôpitaux, les pharmaciens, les patients : les seuls à agir
Tandis que le Congrès reste bloqué, les hôpitaux et les pharmacies doivent gérer le chaos. Certains échangent des stocks entre régions. D’autres utilisent des médicaments alternatifs, parfois moins efficaces, parfois plus toxiques. Les pharmaciens passent des heures à appeler des fournisseurs, à chercher des alternatives, à expliquer aux patients pourquoi leur traitement habituel n’est plus disponible.
En septembre 2025, une enquête de l’American Medical Association a révélé que 87 % des médecins avaient dû modifier un traitement en raison d’une rupture. 12 % à peine avaient entendu parler de H.R.1160. Les patients, eux, ne savent même pas qu’il existe une loi en discussion. Ils ne comprennent pas pourquoi leur insuline ou leur chimiothérapie a changé de marque. Ils ne savent pas que cela pourrait être évité.
Les organisations de santé, comme l’American Hospital Association, ont publié des rapports détaillés. Elles ont appelé le Congrès à agir. Elles ont fourni des données. Elles ont montré les conséquences. Rien n’a bougé.
Que reste-t-il à espérer ?
Si le shutdown se termine avant le 30 janvier 2026, les deux lois pourraient reprendre vie. S.2665 aurait une chance - surtout si les sénateurs décident de la prioriser. Mais si le Congrès ne vote pas avant la fin de la session en janvier 2027, les deux projets expireront. Et il faudra tout recommencer.
La vérité, c’est que les États-Unis ne manquent pas de données. Ils manquent de volonté politique. Ils manquent de leadership. Ils manquent de courage pour dire : « Ce n’est pas une question de budget. C’est une question de vie ou de mort. »
Les patients ne peuvent pas attendre deux ans. Les hôpitaux ne peuvent pas attendre un an. Les médicaments ne peuvent pas attendre un mois.
Pourquoi la loi S.2665 n’a-t-elle pas encore été votée ?
La loi S.2665 a été introduite en août 2025 et renvoyée au comité sénatorial de la Santé, mais elle n’a jamais été discutée en séance publique. Depuis le 1er octobre 2025, le gouvernement fédéral est fermé, ce qui a suspendu toutes les activités législatives non essentielles. Les comités ne peuvent pas tenir de réunions, les votes sont gelés, et les fonctionnaires responsables de la FDA sont en arrêt non payé. Sans personnel ni financement, aucune loi sur les pénuries de médicaments ne peut avancer.
Quels médicaments sont les plus touchés par les ruptures ?
Les médicaments les plus critiques concernent les urgences médicales : l’insuline, les antibiotiques comme le vancomycine, les médicaments contre le cancer (comme le doxorubicine), les anesthésiques (comme le propofol), et les traitements pour les crises cardiaques (comme l’épinéphrine). En 2025, près de 47 % des 287 ruptures recensées par la FDA concernaient ces médicaments essentiels. Leur production est souvent concentrée dans un seul site, ce qui rend le système très fragile.
La loi H.R.1160 vise-t-elle vraiment à résoudre les pénuries de médicaments ?
Non, pas directement. H.R.1160 porte sur la pénurie de professionnels de santé, pas sur les ruptures de médicaments. Son titre est trompeur. Il ne contient aucune mention de la production, de la distribution ou de la surveillance des médicaments. Il est probable qu’il s’agisse d’une tentative politique de s’associer à la crise sans proposer de solution concrète. Les données publiques ne révèlent aucune disposition technique, aucun financement, aucun mécanisme d’application. C’est une loi sans contenu.
Comment les fabricants peuvent-ils éviter les ruptures sans cette loi ?
Actuellement, ils ne sont pas obligés de le faire. Certains fabricants signalent volontairement des risques à la FDA, mais ce n’est pas systématique. Beaucoup attendent d’être contactés par les hôpitaux ou de voir leurs stocks s’épuiser avant d’agir. Sans obligation légale, les entreprises priorisent les profits sur la prévention. La loi S.2665 vise à imposer une transparence obligatoire, comme pour les alertes de sécurité alimentaire. Sans cela, les ruptures continueront.
Quelle est la situation actuelle en janvier 2026 ?
En janvier 2026, le shutdown est toujours en cours. Les deux lois - S.2665 et H.R.1160 - sont toujours bloquées. La FDA ne peut pas mettre à jour ses données. Les hôpitaux continuent de rationner les médicaments. Les patients reçoivent des traitements de substitution, souvent moins efficaces. Les experts préviennent que sans action avant la fin du mois de janvier, les ruptures s’aggraveront encore. Les deux projets de loi risquent d’expirer en janvier 2027, à la fin de la session du Congrès, sans avoir été discutés.
Rachidi Toupé GAGNON
février 12, 2026 AT 22:23On dirait que les politiciens jouent à la bataille navale avec nos vies… 🤦♂️
Je veux juste mon insuline, pas un débat sur les comités.
On a des lois, mais personne ne les applique. C’est fou.
Les patients ne demandent pas des discours, ils demandent des médicaments.
Et pourtant, on passe plus de temps à écrire des titres qu’à sauver des vies.
Je suis canadien, on a pas ça chez nous… pourtant on a moins d’argent.
Le système américain est un puzzle avec 80 % des pièces perdues.
On peut faire mieux. On DOIT faire mieux.
Et si on arrêtait de parler et qu’on agissait ?
Un seul médicament manquant, c’est une vie en jeu.
Je prie pour que quelqu’un, un jour, ait le courage de dire : « Arrêtez. »
Ça fait mal de voir ça.
On est en 2026, pas en 1926.
On a les outils. On a les données. On a juste pas le cœur.
Et ça, ça ne se répare pas avec des lois. Ça se répare avec de l’humanité.
corine minous vanderhelstraeten
février 13, 2026 AT 12:02Oh encore une fois les Américains qui veulent que tout soit parfait…
Et moi je dois payer pour leurs erreurs ?
Vous avez un gouvernement fermé ? C’est votre problème.
Je vis en Belgique, on a pas de pénuries comme ça parce qu’on a des règles.
Vous voulez des médicaments ? Faites des contrats avec des fournisseurs, pas des lois qui traînent.
Vous avez un système de santé qui ressemble à un film de Hollywood.
Et vous vous étonnez que ça marche mal ?
Je vous plains. Vraiment.
La France aussi a des problèmes, mais au moins on ne fait pas des spectacles avec des titres de lois vides.
Vous avez besoin d’un cours de gestion de base.
Ça s’appelle « planification ».
Vous avez oublié ce mot ?
Je vous le répète : PLANIFICATION.
Et non, pas une autre loi. Une action.
Un seul mot : FAITES LE JOB.
Delphine Lesaffre
février 14, 2026 AT 04:53Je trouve que le point sur la FDA qui ne peut pas inspecter les usines à l’étranger est crucial
La plupart des gens ne savent pas que 80 % des génériques viennent d’Asie
Et que les inspections sont réduites à cause du manque de personnel
Il faudrait un système de surveillance mondiale, pas juste locale
Et les entreprises devraient être tenues de publier leurs chaînes d’approvisionnement
On sait déjà comment faire, on n’a pas besoin de nouvelles lois
On a besoin de budget et de volonté politique
Le shutdown est le vrai problème
On pourrait déjà utiliser les données existantes pour répartir les stocks
Les hôpitaux pourraient échanger en temps réel
Il y a des technologies, des apps, des plateformes
On les utilise pour les livraisons de pizza, mais pas pour sauver des vies
Je suis étonnée qu’aucune organisation n’ait mis en place un réseau d’urgence
Ça me semble tellement évident
Et pourtant… rien
On attend toujours que quelqu’un d’autre fasse le travail
Je ne suis pas pessimiste, juste frustrée
On peut faire mieux. On devrait déjà le faire.
Katelijn Florizoone
février 14, 2026 AT 05:36La loi S.2665 est logique, simple, et peu coûteuse
Elle ne crée pas de nouveaux programmes, elle utilise ce qui existe déjà
La FDA a un portail, il suffit de le réparer
Le problème n’est pas technique, c’est politique
On a les données, on a les outils, on a les experts
On manque juste de leadership
Et H.R.1160… c’est un piège
Un titre qui attire l’attention, mais aucun contenu
Comme une publicité qui promet tout et ne donne rien
Les patients ne sont pas des électeurs à convaincre
Ce sont des gens qui ont besoin d’un traitement
Je travaille dans la santé publique
Je vois chaque jour les conséquences de ces blocages
On ne peut pas attendre que quelqu’un meure pour agir
Il faut réagir maintenant, pas après
La loi S.2665 est prête à être votée
Il suffit de lever le shutdown
Et de ne pas laisser les jeux politiques dicter la vie des gens
Alexis Suga
février 15, 2026 AT 20:21OH MON DIEU C’EST INADMISSIBLE
Je viens de lire ça et j’ai failli pleurer
On est en 2026 et des gens meurent parce qu’on a fermé les bureaux ?
Un shutdown ? C’est comme si on arrêtait les pompiers parce qu’on n’a pas de budget pour les chaussures
Les gens ne comprennent pas ce que ça veut dire
Une insuline qui manque, c’est pas un problème de stock, c’est un meurtre
Et on parle de lois comme si c’était un jeu de cartes
Je suis français, on a nos propres problèmes, mais là… là, je suis choqué
Vous avez une démocratie ? Alors agissez
Si vous ne pouvez pas voter, alors démissionnez
Je n’ai pas de mots
Juste une question : comment peut-on dormir la nuit ?
Et pourquoi personne ne fait de bruit ?
Je vais écrire à mes élus
Et je vais les appeler tous les jours
Parce que ça ne peut plus durer
Je suis en colère
Et je ne vais pas me taire
James Ditchfield
février 15, 2026 AT 22:26La question n’est pas de savoir quelle loi est la plus intelligente
C’est de comprendre pourquoi on a arrêté de penser collectivement
On a transformé la santé en marché
Et la vie en chiffre
Les entreprises ne sont pas obligées de signaler les ruptures parce que ça coûte de l’argent
Les politiciens ne veulent pas voter pour une loi qui ne rapporte pas de voix
Et les citoyens ? Ils sont trop fatigués pour se battre
On a oublié que la santé n’est pas un produit
C’est un droit
Et un droit ne se négocie pas
On ne peut pas dire « je vous donne de l’insuline… si vous avez de l’argent »
La loi S.2665 est une réforme minimale
Elle ne change rien à la structure du système
Elle ne touche pas aux profits
Elle ne touche pas aux usines en Asie
Elle ne fait que demander de dire la vérité
Et pourtant… on ne veut pas entendre la vérité
Parce que la vérité, c’est qu’on a choisi de laisser mourir des gens
Parce que c’était plus facile
Et que c’était moins cher
On n’est pas en train de débattre d’une loi
On est en train de débattre de notre humanité
Star Babette
février 16, 2026 AT 13:04Il est remarquable de constater que la complexité du système de santé américain est directement proportionnelle à son inefficacité
La notion même de « pénurie de médicaments » est un artefact d’un modèle économique fondé sur la rentabilité à court terme
Les lois proposées, bien que formellement bien intentionnées, ne s’attaquent pas à la racine du problème
Il s’agit d’une logique néolibérale qui privilégie la compétitivité sur la résilience
La concentration de la production dans un nombre restreint de sites manufacturiers est une stratégie risquée
Et pourtant, elle est maintenue parce qu’elle est rentable
La solution ne réside pas dans une obligation de notification
Elle réside dans une relocalisation stratégique
Et dans une régulation qui place la santé au-dessus du profit
Le shutdown n’est qu’un symptôme
La maladie, c’est l’absence de vision publique
Et le silence des citoyens
Qui, à force de désillusion, ont cessé de croire que l’État pouvait être un acteur protecteur
La démocratie est en fin de vie
Et les médicaments en rupture de stock en sont la preuve la plus tragique
Fabien Calmettes
février 17, 2026 AT 15:35Vous croyez vraiment que c’est un accident ?
Non.
Ça fait partie du plan.
Les géants pharmaceutiques veulent que les gens soient dépendants.
Si vous avez une rupture, vous êtes obligé de prendre une version plus chère.
Et si vous ne pouvez pas payer ?
Vous mourrez.
Et ils gagnent encore plus.
Le shutdown ? C’est une couverture.
Personne ne veut que ces lois passent.
Parce que si elles passent, les gens vont demander pourquoi les médicaments coûtent 100 fois plus que leur production.
Et alors ?
Les laboratoires vont devoir dire la vérité.
Et la vérité, c’est qu’ils volent.
Vous avez vu combien coûte un flacon d’insuline ?
1 000 dollars.
Le coût de production ? 10 dollars.
Et vous croyez que c’est un hasard ?
Non.
C’est une guerre économique.
Et vous êtes les soldats.
Et les lois ? Des fumées de distraction.
Ne vous laissez pas avoir.
Le vrai ennemi, c’est le profit.
Pas le shutdown.
Pas les politiciens.
Le profit.
Jérémy Serenne
février 19, 2026 AT 02:16Je suis médecin. Depuis trois mois, je dois choisir entre deux patients pour un seul flacon de doxorubicine.
Je n’ai pas le droit de dire non. Mais je n’ai pas le droit de dire oui non plus.
Je ne suis pas un distributeur. Je suis un soignant.
Et je dois appeler les familles pour leur dire que leur enfant ne va pas pouvoir avoir son traitement.
Je ne parle pas de « rupture ». Je parle de mort.
Je ne parle pas de « lois ». Je parle de responsabilité.
Je ne parle pas de « comité ». Je parle de l’âme d’un système.
Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je vois.
Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens.
Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je sais.
Les lois S.2665 et H.R.1160 ?
Elles sont des mots.
Les patients, eux, sont des vies.
Et les vies ne peuvent pas attendre.
Je ne veux plus parler.
Je veux agir.
Et je veux que vous fassiez de même.
Parce que demain, ce ne sera peut-être pas un patient que je perds.
Ça sera mon fils.
Ça sera ma sœur.
Ça sera vous.
ebony rose
février 19, 2026 AT 05:43Je suis une patiente. J’ai un cancer.
Mon traitement, la doxorubicine, a disparu pendant deux mois.
On m’a donné un substitut.
Il m’a fait perdre mes cheveux… mais pas les tumeurs.
Je me suis sentie comme un cobaye.
Je ne savais pas que ça pouvait arriver.
Je pensais que la médecine, c’était sûr.
Je me trompais.
Je ne suis pas une statistique.
Je suis une mère.
Je suis une femme.
Je suis une personne.
Je ne veux pas mourir parce qu’on a fermé un bureau.
Je veux vivre.
Je veux voir mes enfants grandir.
Je veux danser à leur mariage.
Je veux vieillir.
Et je veux que quelqu’un fasse quelque chose.
Pas une loi.
Une action.
Une vraie action.
Parce que je n’ai pas de temps.
Je n’ai pas de temps.
Je n’ai pas de temps.
Benjamin Piouffle
février 19, 2026 AT 15:52je viens de lire l’article et j’ai eu l’impression que j’étais en train de regarder un film d’horreur
le pire c’est que c’est réel
je suis français et j’ai un peu honte pour les usa
parce que nous on a des problèmes aussi mais on a pas de shutdown comme ça
on a pas de lois qui sont juste des titres
et on a pas de gens qui meurent parce qu’on a oublié de payer les fonctionnaires
je pense que la solution c’est pas de faire une autre loi
mais de réouvrir le gouvernement
et de dire « on va réparer ce qui marche pas »
pas de parler de « pénurie »
mais de dire « on va sauver des vies »
je sais que ça paraît simple
mais parfois les solutions simples sont les meilleures
et je pense que tout le monde le sait
mais personne ose le dire
alors je le dis
réouvre le gouvernement
et arrête de jouer aux politiciens
Philippe Arnold
février 20, 2026 AT 03:11Je ne suis pas un expert, mais je suis un père.
Quand j’ai vu que 135 médicaments critiques étaient en rupture, j’ai pensé à mon fils.
Il a un trouble immunitaire.
Il dépend de traitements rares.
Je ne veux pas vivre dans un pays où sa vie dépend de la volonté d’un comité.
Je veux vivre dans un pays où sa vie est protégée.
La loi S.2665 n’est pas parfaite.
Elle n’est pas magique.
Elle est juste… nécessaire.
Elle ne demande pas d’argent extra.
Elle demande juste de dire la vérité.
Et pourtant, on hésite.
On attend.
On fait semblant.
Je ne comprends pas.
Je ne veux pas comprendre.
Je veux juste que mon fils vive.
Et je veux que vous fassiez ce qu’il faut.
Parce que je ne peux plus attendre.
Et personne ne devrait devoir attendre.
Marie-Claire Corminboeuf
février 22, 2026 AT 01:11La vraie question n’est pas « pourquoi les lois sont bloquées »
C’est « pourquoi personne ne s’en soucie »
Les médias ne parlent plus de ça
Les politiciens ont déjà oublié
Les citoyens sont trop occupés à survivre
Et les entreprises ? Elles font des profits
Le système est conçu pour ignorer les crises
Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement
Il s’agit d’un fonctionnement normal
La pénurie de médicaments n’est pas un accident
C’est un effet collatéral d’un capitalisme qui valorise l’efficacité au détriment de la sécurité
On a choisi de réduire les coûts
On a choisi de délocaliser
On a choisi de ne pas investir
Et maintenant on s’étonne que les gens meurent ?
La loi S.2665 ?
Elle est trop tard.
Elle est trop faible.
Elle ne change rien à la logique.
On a besoin d’un changement de paradigme
La santé n’est pas un marché
Elle est un bien commun
Et tant qu’on ne le comprendra pas
Les ruptures continueront
Et les morts aussi
Paris Buttfield-Addison
février 23, 2026 AT 08:39HAHAHAHAHA
Vous croyez que c’est une crise ?
Non.
C’est une blague.
Une blague macabre.
Le gouvernement fédéral est fermé ?
Et alors ?
On va faire une pétition ?
On va écrire à notre sénateur ?
On va partager sur Instagram ?
Non.
On va faire comme d’habitude : on attend.
On attend que quelqu’un d’autre fasse le travail.
On attend que quelqu’un d’autre meure.
Et quand ça arrive ?
On dit « c’est triste ».
Et puis on passe à autre chose.
On a des smartphones.
On a des voitures.
On a des télévisions.
On a des médicaments… jusqu’à ce qu’ils disparaissent.
Et alors ?
On a un autre médicament.
On a une autre marque.
On a une autre excuse.
La vérité ?
On s’en fout.
On est trop occupés à regarder les vidéos de chats.
Et quand on mourra ?
On mourra avec un sourire.
Parce qu’on a eu 30 secondes de rire avant.
Et ça… ça vaut tout l’argent du monde.
corine minous vanderhelstraeten
février 25, 2026 AT 01:43Vous dites que les patients ne peuvent pas attendre ?
Et vous, vous avez attendu quoi ?
Vous avez attendu que je vous dise que votre système est un désastre ?
Je l’ai dit.
Vous avez attendu que je vous dise que vos lois sont des farces ?
Je l’ai dit.
Vous avez attendu que je vous dise que vous êtes responsables ?
Je l’ai dit.
Et maintenant ?
Vous allez attendre que je vous dise quoi ?
Que vous êtes des lâches ?
Je vous le dis : vous êtes des lâches.
Et je ne reviendrai pas.
Parce que je n’ai plus rien à dire.
Vous avez choisi.
Et maintenant…
Vous avez perdu.